Lao Tseu [Lao Zi] – sage chinois contemporain de Confucius (550 av-JC – 450 av-JC)
La gentillesse dans les mots suscite la confiance. La gentillesse dans la pensée crée la profondeur. La gentillesse dans les actes engendre l’amour.
La gentillesse dans les mots suscite la confiance. La gentillesse dans la pensée crée la profondeur. La gentillesse dans les actes engendre l’amour.
Nous jouissons dans l’amitié de ce que l’amour a de plus doux, du plaisir de la confiance, du charme d’exposer son âme à son ami, de lire dans son cœur, de le voir à découvert, de montrer ses propres faiblesses, car dans la véritable amitié, il faut penser tout haut devant son ami.
Trahir la confiance de l’amitié, violer le plus saint de tous les pactes, publier les secrets versés dans notre sein, déshonorer à plaisir l’ami qu’on a trompé et qui, nous quittant, nous respecte encore, ce ne sont point-là des fautes, ce sont des bassesses d’âme et des noirceurs.
Ce n’est pas avec des paroles que la confiance doit se demander.
Sans confiance, est-ce que la vie est possible ?
Souvent, par un excès de confiance, on ouvre son cœur à des indifférents, on répand son âme devant eux. C’est une faiblesse à laquelle on est entraîné par l’inexpérience et par le chagrin. La peine cherche à se soulager, et le défaut d’expérience nous dérobe le danger de notre franchise.
Trahir un ami est la plus grande des trahisons, on ne retrouvera jamais son cœur ni sa confiance.
Si vous avez le bonheur d’avoir un ami sûr, ne craignez pas de lui accorder toute votre confiance. Jouissez avec lui sans mesure de toutes les douceurs de la plus sincère amitié, et croyez qu’il vous serait plus honteux de vous défier d’un tel ami que d’en être trompé.
Sans confiance en nous, sans estime de soi, sans amour pour nous-mêmes, il nous sera difficile d’aimer. Nous risquons alors de rester prisonniers du besoin, jamais comblé, d’être un jour aimés.
Qui a confiance en soi conduit les autres.
Apprends que la confiance est aussi une forme de courage.
La confiance est une des possibilités divines de l’homme.
La confiance ne se commande pas, et la bonté ne se présume pas.
La confiance ne se commande pas, la confiance se mérite.
La confiance doit rester magnanime ; la confiance met sa pudeur à ne pas se défendre, à ne point deviner ni soupçonner ce qui ne doit pas être, à penser grandement de ceux qu’elle a une fois honorés de son estime.
La confiance est comme la glace d’un miroir : fendue, elle ne peut redevenir unie ; brisée, elle ne se raccommode plus.
Dès que la confiance n’est plus complète, elle n’est plus.
Il est cruel de douter de la loyauté de ceux que nous avons honorés de notre confiance.
Confiance non entière équivaut à défiance partielle.
Il est délicieux de lire dans une âme comme dans un livre, et d’y voir clair comme dans l’eau d’une source. Il est encore plus doux de se sentir désiré et de pouvoir faire rayonner de joie un cœur et un visage, rien que par une parole ou un regard. Mais ce que je préfère à tout, c’est l’entente muette et tranquille de deux volontés qui ont une entière confiance l’une dans l’autre et se sentent à l’abri.